Le Ventre de la fée de Alice Ferney /

 

Pour son premier livre, publié en 1993, Alice Ferney plongeait au cœur du mal, du mal absolu, innommable. Une femme, douée de toutes les grâces et qu’on surnomme la fée, engendre un fils auquel il est donné le nom d’un ange, Gabriel. Mais lui n’est pas le messager des bonnes nouvelles. Il fraye avec l’horreur et ce qu’il y a de plus terrible. La danse, qui le fascine et le transporte, prend toujours les allures d’une danse macabre.

S’il serait parfaitement déplacé et choquant de parler d’empathie ou de bienveillance de l’auteur envers son personnage, il ne faut pas non plus ignorer tout ce que son écriture contient de ce que, faute de mieux, j’appellerais douceur, comme on dit d’une voix qu’elle est douce, indépendamment de ce qu’elle profère. Et c’est là que réside tout l’intérêt de ce texte, dans ce hiatus, cette béance qui tel un trou noir ne cesse de nous questionner sur ce que nous sommes, nous lecteurs et voyeurs des pires turpitudes humaines.

 

Le Ventre de la fée, Alice Ferney, Actes Sud (Babel), 96 p., 5,80 €

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À propos de Benoît Pichaud

Un credo, "... entreprendre de savoir comment et jusqu'où il serait possible de penser autrement." (Michel Foucault)

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Littérature française